Pas 2 du Life Crafting : Nommer

Repère utile : cet article fait partie du guide Les 8 pas du Life Crafting. Si vous voulez suivre le fil complet, vous pouvez revenir au guide principal.

Le pas 2 du Life Crafting s’appelle Nommer. Il consiste à mettre des mots plus précis sur ce que vous vivez, parce que beaucoup de blocages viennent d’un langage trop global : “fatigue”, “stress”, “ras-le-bol”, “je n’y arrive plus”. Nommer ne demande pas d’être inventif(ve), ni de trouver “le mot parfait”. Il demande surtout d’être assez juste pour comprendre ce qui se joue, et donc pouvoir avancer sans vous épuiser.

Ce pas est souvent le pont entre “je sens que ça ne va pas” et “je sais quoi regarder, puis quoi tester”.

À quoi sert le pas Nommer, concrètement ?

Nommer sert à transformer un ressenti diffus en quelque chose de compréhensible. Quand vous précisez une émotion (colère ou peur par exemple), vous faites déjà baisser une partie de la tension, parce que votre cerveau n’est plus dans le flou. Vous commencez ici à mettre des mots sur vos maux.

Par exemple :

  • fatigue physique ou fatigue mentale ;
  • stress lié au temps, ou stress lié aux relations ;
  • surcharge réelle, ou pression interne (peur de décevoir, exigences trop hautes) ;
  • besoin de repos, ou besoin de limite ;
  • problème concret à régler, ou émotion à accueillir.

Le pas 2 du life crafting ne “résout” pas tout. Il rend la situation lisible et prépare le reste de notre méthode francophone.

Quand est-ce le bon moment pour “Nommer” ?

Le pas 2 du Life Crafting Nommer est utile quand :

  • vous vous sentez tendu(e) ou fatigué(e), mais vous ne savez pas exactement pourquoi ;
  • vous dites souvent “je n’en peux plus”, sans réussir à préciser ce qui vous pèse vraiment ;
  • vous avez des réactions fortes (irritabilité, découragement, rumination) et vous voudriez comprendre ce qui se joue ;
  • vous avez envie de changer, mais tout se mélange dans votre tête ;
  • vous avez déjà “vu” certaines choses (pas 1), mais vous ne savez pas comment les formuler.

Le piège fréquent

Le piège, c’est de chercher le mot parfait et de tourner en rond. Nommer n’est pas un exercice littéraire. Un mot “assez juste” suffit. Vous pourrez affiner plus tard.

Autre piège : confondre un fait et un jugement. Par exemple :

  • “je suis nul(le)” est un jugement ;
  • “je n’ai pas réussi à tenir ce que j’avais prévu cette semaine” est un fait.

Quand vous nommez en restant proche des faits, vous récupérez du pouvoir d’action, sans vous juger ni vous faire culpabiliser et ceci passe donc par l’affirmation.

Micro-exercice (5 minutes)

Écrivez ces deux phrases, simplement :

  1. Aujourd’hui, ce qui me pèse le plus, c’est…
  2. Derrière ça, j’ai besoin de…

Puis reprenez le mot “pèse” et remplacez-le par un mot plus précis, par exemple : agace, inquiète, épuise, serre, vide, met sous pression. Rien que ce réglage change la manière dont vous allez réfléchir à la suite.

Version minimale (si vous avez peu d’énergie) : écrivez une seule phrase : “Ce qui m’épuise le plus en ce moment, c’est…” puis ajoutez un seul mot précis (ex. “l’incertitude”, “les demandes”, “le bruit”, “l’urgence”).

Un exemple concret

Vous dites : “je suis stressé(e)”. Le pas 2 du Life Crafting vous aide à préciser. En cinq minutes, vous découvrez par exemple que :

  • votre stress vient surtout de l’impression de manquer de temps le soir ;
  • il augmente après certains échanges, parce que vous n’osez pas poser une limite ;
  • ce qui vous pèse le plus, ce n’est pas la quantité de choses à faire, mais la peur de décevoir.

À partir de là, vous n’êtes plus face à “du stress” en général. Vous avez un stress précis, son origine et surtout, c’est bien sur celui-ci que vous allez travailler avec le Life Crafting.

Comment ce pas prépare le pas 3 : Connecter

Nommer clarifie ce que vous vivez. Connecter va ensuite relier cette situation à ce qui compte pour vous : vos valeurs, vos besoins, votre histoire, vos limites, votre direction. Quand vous avez un mot plus précis, vous pouvez vous poser une question plus juste : “Pourquoi ce sujet me touche autant ? Qu’est-ce que j’essaie de protéger ? Qu’est-ce qui manque ?”.

À propos du livre : le guide francophone du Life Crafting peut vous aider à démarrer. Vous retrouverez ce pas 2 du Life Crafting dans la Partie III, chapitre 2. Nous avons développé chaque pas en profondeur, avec des exercices plus complets, des exemples, des conseils et une progression pensée pour tenir dans la durée.

À lire ensuite

FAQ

Et si je n’arrive pas à trouver les mots ?

Commencez par une formulation simple et imparfaite. Le pas 2 du Life Crafting ne demande pas un vocabulaire riche. Il demande un mot “assez juste”. Vous pouvez aussi partir du corps : “ça serre”, “ça chauffe”, “ça pèse”, puis préciser doucement.

Est-ce que Nommer suffit à aller mieux ?

Parfois, oui, un peu, parce que le flou diminue. Mais l’objectif principal est surtout de rendre la situation plus lisible, afin de préparer les pas suivants : connecter ce que vous vivez à ce qui compte, puis alléger, ajuster, préparer, s’entraîner et appliquer.

Combien de temps rester sur ce pas ?

Si vous êtes dans le flou, vous pouvez refaire ce micro-exercice deux ou trois jours. Si vous êtes déjà clair(e), cinq minutes peuvent suffire. L’important est de partir d’un mot plus général et d’obtenir une formulation plus précise après l’exercice.

Pour aller plus loin

Si vous voulez garder le fil complet, revenez au guide : Les 8 pas du Life Crafting. Vous pouvez aussi consulter la page de présentation : Découvrir la méthode Life Crafting.

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