Écrire son autobiographie. Rien que ces trois mots peuvent faire naître un mélange de curiosité, d’envie… et d’inquiétude. Par où commencer ? Quelle méthode adopter pour écrire son autobiographie sans se décourager, notamment grâce à la Boîte à Mémoire ? Faut-il raconter toute sa vie, dans les moindres détails ? Suis-je assez intéressant pour qu’un jour quelqu’un veuille lire mon histoire ? Et surtout : ai-je les compétences nécessaires pour rédiger un livre entier sur mon propre parcours ?
Dans ce guide pratique Life Crafting, nous allons vous accompagner pas à pas. Comment se préparer ? Comment structurer son récit de vie ? Comment éviter les pièges classiques ? Comment aller au bout de ce projet d’écriture personnelle et transmettre enfin son histoire de manière authentique et compréhensible pour ceux qui vous liront ?
Commencer tout de suite : votre premier souvenir en 15 minutes
Vous n’avez pas besoin d’écrire votre vie entière pour démarrer. Le plus important est de produire un premier paragraphe. Voici une méthode simple pour commencer immédiatement.
- choisissez un souvenir précis ;
- un lieu ;
- une personne ;
- un moment.
Réglez un minuteur sur 10 minutes et écrivez sans vous arrêter.
Décrivez :
- ce que vous voyez ;
- ce que vous entendez ;
- ce que vous ressentez.
Ne cherchez pas à écrire parfaitement. Cherchez à être vrai. En quelques minutes, vous aurez posé la première pierre de votre autobiographie. Si vous souhaitez être guidé pas à pas avec des questions progressives, vous pouvez vous appuyer sur les carnets de la Boîte à Mémoire proposés dans l’univers Life Crafting.
Exemple de trame pour écrire votre autobiographie
Complétez simplement les phrases suivantes pour démarrer :
Je suis né(e) en [année] à [lieu].
À cette époque, ma famille était composée de [personnes].
Je me souviens particulièrement de [événement ou habitude].
L’image qui me revient le plus souvent est [détail].
Aujourd’hui, ce souvenir représente pour moi [signification].
Pourquoi écrire son autobiographie ?
Rassurez-vous : ces interrogations sont non seulement fréquentes, mais presque inévitables. Très peu de personnes se lèvent un matin en déclarant : « Aujourd’hui, j’écris mon autobiographie sans la moindre difficulté ». Pourtant, de nombreux articles de journaux et de la presse spécialisée précisent que de plus en plus de personnes ressentent ce besoin de transmettre leurs souvenirs, de poser par écrit les moments marquants de leur histoire de vie, de laisser un témoignage sincère aux générations suivantes.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, écrire une autobiographie ou, comme l’on disait avant écrire ses mémoires, ne relève pas du privilège réservé aux écrivains célèbres ou aux personnalités publiques. Chacun de nous possède une histoire unique, faite de souvenirs, d’émotions, de rencontres, d’événements marquants et de choix de vie. C’est précisément cette richesse personnelle qui mérite d’être racontée, non pas pour la postérité universelle, mais pour soi, pour sa famille, pour ses proches, et parfois même pour apaiser certains pans de son propre passé.
Chez Life Crafting, avec La Boîte à Mémoire, nous avons conçu un accompagnement accessible à tous ceux qui souhaitent franchir le pas de l’écriture autobiographique. Ce guide s’appuie sur les méthodes, les questionnements fréquents et les obstacles souvent rencontrés lorsque l’on envisage de raconter son histoire de vie. Il vise à rendre ce projet d’écriture concret et serein, même si vous n’avez jamais rédigé auparavant.
Nous déclinons, nos boîtes à mémoire en deux thèmes : raconter votre vie et transmettre vos recettes de cuisine Disponibles au format papier imprimé et numérique, nous vous donnons des idées pour l’écriture de votre autobiographie : votre vie, vos accidents et difficultés, vos grands bonheurs et vos joies, les recettes de famille qui racontent une partie de votre histoire…
Prêt à vous lancer ? Installez-vous confortablement : c’est le début de votre histoir mise sur le papier et à retrouver dans un livre qui vous ressemble.
Se préparer avant de commencer son autobiographie
Préciser ses motivations
Avant de poser le moindre mot sur la page, il est essentiel de savoir pourquoi vous souhaitez écrire votre autobiographie. Est-ce pour transmettre vos souvenirs à votre famille ou des mémoires plus anciennes (celles de vos grands-parents par exemple ?) Pour faire le point sur votre parcours personnel ? Pour laisser un témoignage aux générations futures ? Ou tout simplement pour vous-même, comme un travail d’introspection ? Clarifier vos motivations dès le départ vous aidera à mieux orienter votre récit et à éviter la dispersion en cours d’écriture.
L’écriture autobiographique permet non seulement de raconter son histoire personnelle, mais aussi de transmettre ses souvenirs aux générations suivantes. Vous pouvez d’ailleurs consulter notre guide complet sur la transmission de souvenirs de vie pour approfondir cette démarche.
Identifier les grandes périodes de sa vie
La vie est rarement un long fleuve tranquille. Elle se découpe souvent en étapes distinctes :
- enfance,
- adolescence,
- vie professionnelle,
- parentalité,
- épreuves personnelles,
- réussite personnelle…
Avant de commencer la rédaction de votre biographie, dressez une première chronologie de ces grandes périodes. Avoir une vue d’ensemble est toujours intéressant avant de vous lancer dans la rédaction de vos mémoires. Ce découpage temporel de votre futur livre vous servira de fil conducteur et vous évitera de vous perdre dans vos souvenirs. N’hésitez pas à noter également les événements marquants, les anecdotes significatives et les moments charnières de votre parcours.
Savez-vous que notre site est aussi une maison d’édition indépendante qui vous présente, entre autres, le Life Crafting ? Suivez simplement ce lien !
Rassembler ses souvenirs et ses documents
Les souvenirs ont parfois besoin d’un petit coup de pouce pour ressurgir avec précision. Eh oui ! Nous ne sommes pas à l’abri d’une perte de mémoire, ou plutôt d’un trou de mémoire… Pour enrichir votre autobiographie, rassemblez les documents personnels qui peuvent vous aider à replonger dans votre passé :
- albums photo,
- carnets,
- lettres,
- diplômes,
- documents administratifs,
- objets symboliques,
- souvenirs de voyages…
Ces éléments serviront à réveiller votre mémoire, à ne pas perdre de vue certains points importants et à étoffer votre récit de détails concrets et vivants. Certains objets ou photographies peuvent même devenir le point de départ de chapitres entiers.
Se donner du temps et de l’espace mental
Écrire son autobiographie n’est pas une course contre la montre. Accordez-vous du temps, aussi bien pour la réflexion que pour l’écriture proprement dite. Aménagez-vous des plages régulières d’écriture, sans pression excessive. Ce rythme régulier mais souple vous permettra d’avancer sans vous décourager. Et surtout, laissez-vous la liberté de revenir sur certains passages au fil du travail : il est normal que certains souvenirs ou ressentis évoluent en cours d’écriture.
Trouver la bonne méthode d’écriture pour son autobiographie
Écriture libre ou écriture guidée ?
Il existe plusieurs façons d’aborder l’écriture d’une autobiographie. Certains préfèrent une approche totalement libre : ils s’installent face à leur clavier ou leur carnet et laissent les souvenirs surgir au fil de l’inspiration. Cette méthode offre une grande spontanéité, mais peut parfois conduire à des blocages ou à des récits décousus. D’autres choisiront une écriture guidée, structurée autour de questions, de thématiques ou de plans préétablis. Cette approche aide à organiser ses idées, à stimuler la mémoire et à éviter les pages blanches. Chez Life Crafting.fr, notre solution du nom de La Boîte à Mémoire s’appuie justement sur ce principe de guidage pas à pas pour accompagner l’écriture de souvenirs de vie.
Se faire accompagner ou écrire seul ?
Écrire seul son autobiographie est tout à fait possible, mais demande une bonne dose de discipline et de recul sur son propre parcours. Se faire accompagner peut offrir un soutien précieux, qu’il s’agisse d’un proche bienveillant, d’un biographe professionnel, ou d’un accompagnement extérieur. L’accompagnement permet souvent de stimuler la mémoire, de débloquer certaines périodes plus délicates à évoquer, et d’avancer de façon régulière. Chaque solution présente ses avantages : l’essentiel est de choisir celle qui correspond le mieux à votre personnalité et à votre projet.
Utiliser des questionnaires d’amorce
Les questionnaires d’écriture sont de formidables déclencheurs de souvenirs. Une simple question peut réveiller tout un pan de votre histoire :
- « Comment se passaient vos vacances d’enfance ? »,
- « Quel métier rêviez-vous de faire à 20 ans ? »,
- « Quelles sont les valeurs que vous avez transmises à vos enfants ? ».
Ces amorces permettent de nourrir le récit en abordant des aspects variés de la vie : les relations familiales, le travail, les passions, les épreuves traversées… C’est un excellent moyen de structurer progressivement votre autobiographie tout en restant connecté à votre vécu réel.
Faire évoluer sa méthode en cours de route
Il n’existe pas une seule méthode parfaite. Vous pouvez très bien commencer par écrire de façon libre, puis structurer progressivement vos chapitres. Ou au contraire démarrer avec un plan précis et vous laisser plus de liberté ensuite. L’écriture d’une autobiographie est un processus vivant qui peut s’ajuster au fil des semaines. L’important est de conserver le plaisir d’écrire et la sincérité du témoignage.
Investissez dans un carnet d’écriture ! Vous pourrez y noter vos idées, votre plan et certains points que vous désirez aborder. Notre esprit a tendance de passer rapidement d’une chose à l’autre et donc à oublier certains passages qui peuvent être intéressants.
L’écriture autobiographique permet non seulement de raconter son histoire personnelle, mais aussi de transmettre ses souvenirs aux générations suivantes. Vous pouvez d’ailleurs consulter notre guide complet sur la transmission de souvenirs de vie pour approfondir cette démarche.
Structurer son autobiographie
Le plan chronologique classique
La structure la plus courante d’une autobiographie reste le déroulement chronologique. On commence par les premières années de vie, l’enfance, l’adolescence, puis l’entrée dans la vie adulte, la carrière professionnelle, la vie familiale, jusqu’aux périodes les plus récentes. Cette méthode présente l’avantage de la clarté et permet au lecteur de suivre l’évolution naturelle du parcours de vie.
Attention toutefois à ne pas tomber dans le piège de la simple énumération d’événements : même en suivant un ordre chronologique, il est important de privilégier les moments significatifs, les anecdotes révélatrices et les transitions importantes qui donnent du relief au récit.
Le plan thématique
Certains auteurs préfèrent organiser leur autobiographie avec des photos et autour de grands thèmes plutôt qu’en suivant strictement l’ordre du temps. Il peut s’agir par exemple de consacrer un chapitre à la famille, un autre à la vie professionnelle, aux voyages, aux passions, aux épreuves surmontées ou aux valeurs transmises.
Cette approche offre plus de liberté et permet parfois d’approfondir certains aspects de la vie avec davantage de recul. Le plan thématique est particulièrement intéressant lorsqu’on souhaite mettre l’accent sur des enseignements, des prises de conscience ou des messages à transmettre.
L’approche par épisodes marquants
Une autre méthode consiste à construire son autobiographie autour de moments charnières ou de tournants majeurs de l’existence. Plutôt qu’un récit linéaire, on propose alors une succession d’épisodes significatifs, chacun raconté en profondeur. Cette forme de narration par fragments peut donner beaucoup de force émotionnelle au récit, en mettant en lumière les étapes qui ont réellement façonné l’auteur. Cette approche est souvent très efficace pour transmettre une histoire de vie avec intensité et sincérité.
Ne pas hésiter à combiner les approches
Il n’est pas obligatoire de choisir un seul type de plan. Beaucoup d’autobiographies mêlent une trame chronologique générale avec des développements thématiques ou des approfondissements sur des épisodes particuliers. Cette souplesse permet de garder une ligne directrice tout en laissant de l’espace pour explorer certains souvenirs de manière plus détaillée. L’essentiel est de trouver une organisation qui vous ressemble et qui facilite la lecture de votre histoire par ceux à qui vous la destinez.
Nos conseils pour bien écrire votre autobiographie
Être sincère sans tout dévoiler
Écrire son autobiographie implique de livrer une part intime de soi. Pourtant, sincérité ne signifie pas tout révéler. Il est parfaitement légitime de choisir les aspects que l’on souhaite aborder et ceux que l’on préfère laisser de côté. L’essentiel est de rester honnête dans les souvenirs partagés, sans travestir la réalité, mais en respectant aussi ses propres limites et celles de son entourage et de ses traditions familiales. Vous n’êtes pas obligé de transformer votre récit en règlement de comptes ou en confession exhaustive pour qu’il ait du sens et de la profondeur.
Varier le ton et les anecdotes
Un récit de vie devient plus vivant lorsqu’il alterne les registres :
- émotions,
- réflexions,
- souvenirs drôles,
- moments de doute,
- petits bonheurs du quotidien.
N’hésitez pas à intégrer des anecdotes personnelles, même légères ou inattendues. Ce sont souvent ces détails qui captivent les lecteurs et rendent le récit unique. Le ton peut évoluer au fil des chapitres : sérieux sur certains passages, plus léger sur d’autres. Cette variété contribue à maintenir l’intérêt du lecteur tout au long de l’autobiographie.
Illustrer son récit avec des objets, des lieux et des images
Les souvenirs s’ancrent souvent dans des objets, des lieux, des odeurs ou des images précises et autres albums souvenirs. Décrire la maison de son enfance, la cuisine où l’on préparait les repas de famille, les paysages des vacances, ou encore les objets symboliques qui jalonnent un parcours de vie, permet d’offrir une richesse sensorielle au récit. Ces descriptions concrètes aident le lecteur à se projeter et donnent de la matière au récit autobiographique. Vous pouvez même insérer quelques photos, reproductions de documents ou citations personnelles pour étoffer votre ouvrage.
Adopter un rythme d’écriture régulier
L’écriture d’une autobiographie s’apparente souvent à un marathon plus qu’à un sprint. Il est préférable d’avancer par étapes, en se fixant des objectifs réalistes : un chapitre à la fois, quelques pages chaque semaine. Ce rythme régulier permet de maintenir la motivation sur la durée et d’éviter le découragement en cours de route. L’essentiel est de rester constant, même si le rythme est modeste. Chaque nouvelle page écrite rapproche du projet final.
Relire, réajuster et peaufiner
Une autobiographie s’écrit rarement d’un seul jet parfait. Acceptez dès le départ qu’il vous faudra plusieurs relectures pour ajuster certains passages, ajouter des détails, supprimer des redites ou améliorer la fluidité des enchaînements. Vous pouvez même laisser passer quelques semaines entre deux relectures pour prendre du recul sur votre propre texte. Cette phase de révision est aussi importante que l’écriture elle-même pour obtenir un récit équilibré et agréable à lire.
Un engouement croissant pour l’autobiographie
Chaque année, de plus en plus de personnes font le choix de raconter leur histoire personnelle.
En France, on estime qu’environ 15 000 à 20 000 personnes s’engagent chaque année dans la rédaction d’un récit de vie ou d’une autobiographie, qu’il s’agisse d’un projet personnel, familial ou éditorial. Autant de livres sont donc imprimés ou disponibles au format numérique. Avec l’essor des plateformes d’autoédition et des outils d’accompagnement à l’écriture, cette tendance s’accélère, y compris chez les particuliers qui souhaitent simplement transmettre leur mémoire à leurs proches.
À l’échelle mondiale, le marché du « life writing » connaît également une progression régulière, porté par le besoin croissant de transmission intergénérationnelle et de valorisation des parcours individuels.
Ils ont osé écrire leur autobiographie
« Lorsque j’ai commencé à écrire mes souvenirs, je doutais beaucoup de moi. Finalement, grâce aux questions guidées et aux petits objectifs que je m’étais fixés, j’ai découvert le plaisir de raconter mon histoire. Aujourd’hui, mon livret est terminé et mes enfants m’ont confié combien ils avaient découvert des facettes de ma vie qu’ils ne soupçonnaient même pas. C’est devenu un véritable trésor de famille. » — Marie, 68 ans
Les erreurs à éviter lorsqu’on écrit son autobiographie
Vouloir tout raconter
Lorsque l’on se lance dans l’écriture de sa propre histoire, la tentation est grande de vouloir tout relater, chaque événement, chaque détail, chaque souvenir, même les plus insignifiants. Pourtant, une autobiographie n’est pas une chronologie exhaustive de chaque journée passée, mais un récit qui doit garder du rythme et de l’intérêt pour le lecteur. L’enjeu n’est pas d’énumérer, mais de sélectionner les moments qui ont réellement façonné votre parcours, ceux qui portent du sens, de l’émotion ou des enseignements. Mieux vaut parfois évoquer brièvement certains épisodes secondaires et approfondir ceux qui ont véritablement marqué votre vie.
Se laisser paralyser par la recherche de perfection
Le perfectionnisme est souvent l’ennemi numéro un de l’écriture autobiographique. On repousse le moment de commencer par peur de mal faire, puis on corrige indéfiniment par crainte de ne pas atteindre un style jugé « suffisant ». Cette quête de perfection finit par bloquer la rédaction. Rappelez-vous que votre objectif n’est pas de remporter un prix littéraire, mais de raconter votre histoire avec sincérité. Les petites maladresses de langage ou les tournures simples font souvent tout le charme et l’authenticité du récit. Mieux vaut un récit imparfait mais vivant, qu’un projet sans cesse repoussé.
Écrire pour plaire à tout le monde
En cherchant à satisfaire tout votre entourage, vous risquez de vous censurer, de lisser vos propos ou d’éviter certains sujets importants. Pourtant, l’autobiographie est avant tout un témoignage personnel. Bien entendu, on peut tenir compte des sensibilités familiales et éviter les règlements de comptes inutiles, mais il est essentiel de conserver votre propre voix et votre sincérité. Écrire pour les autres, c’est avant tout écrire pour transmettre votre vérité, votre vécu, votre regard sur les événements.
Se décourager face aux souvenirs douloureux
Certains souvenirs peuvent réveiller des émotions fortes, parfois difficiles à revivre. Il est normal que certains passages soient plus délicats à écrire. Si nécessaire, avancez à votre rythme, laissez de côté temporairement certains chapitres, ou parlez-en d’abord à voix haute avant de les rédiger. Rien ne vous oblige à tout traiter d’un seul bloc. Parfois, laisser mûrir certaines parties de votre récit permet d’y revenir plus apaisé et de trouver les bons mots lorsque le moment sera venu.
Oublier le lecteur final
Même si votre autobiographie est avant tout votre histoire, il est utile de garder à l’esprit ceux qui la liront. Un récit trop technique, trop personnel ou rempli de références internes incompréhensibles pour d’autres risque de perdre en lisibilité. N’hésitez pas à donner quelques repères contextuels, à expliquer certaines situations ou à replacer des événements dans leur époque. Ce souci de clarté facilitera la lecture et permettra à vos proches de mieux comprendre votre parcours, même plusieurs années plus tard.
Un pan de vie se passant durant la 2nde Guerre mondiale ne sera pas compris de la même façon que le même événement qui s’est passé en temps de paix.
Publier ou partager son autobiographie
Choisir la forme de diffusion adaptée
Une fois l’écriture terminée, la question de la diffusion se pose naturellement. Faut-il publier son autobiographie à grande échelle, la faire éditer, ou simplement la partager au sein du cercle familial ? Tout dépend de vos objectifs initiaux. Pour la majorité des autobiographies personnelles, l’objectif premier est de transmettre son histoire aux proches et aux générations futures. Dans ce cas, une diffusion privée suffit amplement. L’essentiel est que votre récit soit accessible et lisible par ceux à qui vous destinez ce témoignage.
Imprimer un livret familial
De nombreuses solutions d’impression permettent aujourd’hui de transformer facilement votre manuscrit en un véritable livret ou livre de souvenirs. Même sans passer par une maison d’édition classique, il est possible de créer un ouvrage propre et agréable à lire grâce à des plateformes d’autoédition ou à des imprimeurs spécialisés dans les biographies familiales. Vous pourrez ainsi offrir un exemplaire à chacun de vos enfants, petits-enfants ou proches, créant un objet tangible et durable que la famille pourra conserver précieusement.
Découvrez la Méthode Life Crafting
Une approche simple et vivante pour redonner du sens à vos choix, vos émotions et vos projets de vie.
Utiliser des solutions d’accompagnement comme La Boîte à Mémoire
Pour celles et ceux qui préfèrent être accompagnés jusqu’au bout du processus, des solutions comme La Boîte à Mémoire permettent non seulement de guider l’écriture étape par étape, mais aussi de transformer directement le texte en un livret finalisé. Cette approche offre l’avantage de simplifier à la fois la rédaction et la mise en forme, sans avoir à maîtriser la mise en page, les corrections ou l’impression. C’est une solution clé en main particulièrement adaptée à celles et ceux qui souhaitent avant tout se concentrer sur le contenu de leur récit.
Partager son histoire sous forme numérique
Pour certains, le format numérique peut aussi être une option. Envoyer son autobiographie sous forme de fichier PDF, créer un document consultable en ligne ou même enregistrer un récit audio permet de transmettre son histoire de façon moderne et facilement diffusable. Ces formats peuvent également compléter une version imprimée et offrir à chaque membre de la famille un accès facile, où qu’il se trouve.
La publication grand public : un choix à mûrir
Enfin, certaines personnes envisagent de publier leur autobiographie auprès d’un éditeur ou en autoédition publique. Entre impression à la demande (print on demand) ou impression chez KDP d’Amazon, ce choix demande de bien réfléchir à la portée de son récit, à son intérêt potentiel pour un lectorat élargi, et aux démarches éditoriales à entreprendre. Il s’agit souvent d’une démarche à part entière, qui dépasse le cadre purement familial pour entrer dans une logique plus littéraire ou commerciale. La majorité des autobiographies personnelles n’ont cependant pas vocation à ce type de diffusion large et trouvent tout leur sens dans une transmission privée et intimiste.
Conclusion : chacun peut écrire son autobiographie
Écrire son autobiographie peut sembler, au départ, un projet impressionnant, entre mémoire et recherches généalogiques, ce qui le fait passer pour être presque réservé à une élite littéraire. Pourtant, ce que révèle chaque parcours d’écriture, c’est que chacun porte en lui une histoire unique, riche de souvenirs, de choix, d’émotions et de leçons de vie.
Raconter son histoire n’a pas besoin d’être parfait pour être précieux.
Qu’il s’agisse de transmettre des souvenirs familiaux, de poser des mots sur des épreuves traversées, de laisser un témoignage aux générations suivantes ou tout simplement de faire le point sur son propre parcours, l’écriture autobiographique est avant tout un cadeau que l’on se fait à soi-même… et à ceux qui viendront après nous. Et dans certaines familles, ces livres sont de véritables ancres menant tout droit vers le passé. Ils sont en général très appréciés.
Grâce aux nombreuses méthodes existantes, à des solutions d’accompagnement accessibles comme La Boîte à Mémoire, aux questionnaires guidés et aux outils modernes d’édition, chacun peut désormais se lancer sereinement, même sans expérience préalable en écriture. Ce n’est pas la qualité littéraire qui compte avant tout, mais la sincérité du témoignage et le plaisir de transmettre.
Alors, si cette envie sommeille en vous depuis quelque temps, n’attendez pas que le moment parfait se présente. Chaque souvenir mis en mots devient un fil tissé dans la mémoire collective de votre famille. C’est peut-être aujourd’hui que votre histoire mérite de commencer à s’écrire.
FAQ – Écrire son autobiographie
Faut-il savoir bien écrire pour rédiger son autobiographie ?
Non. Une autobiographie repose avant tout sur la sincérité du témoignage. Le style peut rester simple. Ce qui compte, c’est de transmettre une expérience vécue, des souvenirs et des émotions compréhensibles pour vos proches.
Combien de temps faut-il pour écrire son autobiographie ?
Cela dépend du rythme que vous choisissez. Certaines personnes écrivent quelques pages par semaine pendant plusieurs mois, d’autres avancent plus rapidement. Un cadre régulier et des questions guidées aident à maintenir la progression.
Comment trouver le bon ton pour écrire son autobiographie ?
Le ton juste est celui qui vous ressemble. Inutile d’imiter un écrivain ou de chercher un style littéraire compliqué. Écrivez comme vous parleriez à un proche, avec des mots simples et authentiques. Vous pouvez ensuite ajuster certaines phrases pour faciliter la lecture, préciser un contexte ou rendre le récit plus fluide. L’essentiel est que votre voix reste reconnaissable, sincère et fidèle à votre manière de raconter.
Peut-on écrire une autobiographie même si l’on pense ne pas avoir une vie exceptionnelle ?
Oui. L’intérêt d’un récit de vie ne vient pas de l’extraordinaire, mais du vécu réel. Les détails du quotidien, les choix effectués, les obstacles rencontrés sont souvent ce qui touche le plus les lecteurs.
Comment éviter la page blanche ?
Commencez par un souvenir précis, un lieu ou une personne. Utiliser des amorces de questions ou une méthode guidée permet de déclencher l’écriture plus facilement et d’avancer étape par étape.

Tsémé,
Rédactrice en chef et éditrice de Life Crafting, la méthode francophone de mieux-être et du mieux vivre.




