
Trou de mémoire ou vraie perte de mémoire ?
Vous avez un trou de mémoire, nous vous inquiétez pas, c’est tout à fait normal ! Mais il y a oublier… et oublier. Ne plus se rappeler où l’on a posé les clés, c’est une chose. Oublier comment on conduit alors qu’on est déjà sur l’autoroute, c’en est une autre, même si je pousse le bouchon et Maurice un peu loin ! Et c’est là que la nuance entre un simple trou de mémoire et une réelle perte de mémoire devient essentielle.
Pourquoi oublions-nous et avons des trous de mémoire ?
Les petits oublis du quotidien sont normaux, surtout après 50 ans. Le cerveau trie, élimine, classe – et parfois, il fait grève. En revanche, lorsque les oublis deviennent fréquents, concernent des informations récentes ou fondamentales (comme ne plus reconnaître un lieu familier ou répéter sans cesse la même question), on commence à parler de perte de mémoire au sens clinique.
C’est un peu comme une étagère de souvenirs : si un livre tombe de temps en temps, pas de panique. Mais si toute la bibliothèque commence à se vider sans qu’on y touche, il est temps de s’en préoccuper. Le problème, c’est que beaucoup de personnes minimisent ou banalisent ces signes, pensant que c’est “l’âge qui veut ça”. Et c’est souvent faux.
Identifier une perte de mémoire précoce, c’est comme reconnaître une fuite dans une canalisation : ça peut être discret au début, mais ça s’aggrave vite si on ignore les signes. D’où l’importance de bien faire la distinction entre une distraction banale et un symptôme à surveiller.
Perte de mémoire : quand faut-il vraiment s’inquiéter ?
Si vous avez plus de 50 ans et que vous oubliez parfois pourquoi vous êtes entré dans la cuisine, pas d’inquiétude immédiate. Ce n’est pas parce qu’on a un trou de mémoire occasionnel qu’on file tout droit vers le problème neurologique ou cognitif. En revanche, certains signes doivent faire lever le drapeau rouge (même si on oublie parfois où on a rangé le drapeau).
En fait et pour faire simple : c’est souvent votre entourage qui remarquera votre perte de mémoire car si vous êtes atteint d’un souci de ce type, vous ne vous en rendrez pas compte.
1. Oublis fréquents et récents
Si vous posez la même question trois fois en une heure ou oubliez un rendez-vous pris la veille alors que vous n’avez rien d’autre de particulier en tête, ce n’est plus un simple oubli d’agenda. La perte de mémoire liée à des faits récents est l’un des premiers symptômes à surveiller.
2. Difficulté à suivre une conversation
Vous perdez le fil d’un échange simple, ou avez du mal à trouver vos mots ? Cela peut arriver à tout le monde, mais si cela devient récurrent et gênant, mieux vaut consulter.
3. Désorientation dans le temps ou l’espace
Ne plus savoir quel jour on est, ou se sentir perdu dans un lieu pourtant familier : ce type de confusion est un signal à prendre au sérieux, surtout s’il survient après 50 ans.
4. Changements de comportement ou de personnalité
Une irritabilité soudaine, un retrait social, une apathie inhabituelle peuvent accompagner une perte de mémoire débutante. L’entourage est souvent le premier à remarquer ce glissement.
Bref, s’il ne s’agit pas de chercher ses lunettes sur son front, mais bien de perdre ses repères, il est temps d’en parler à un professionnel. Et ce n’est pas être parano, c’est prendre les devants pour vérifier si une autre pathologie n’est pas sous-jacente.
L’écriture, l’alliée discrète contre la perte de mémoire
Vous avez dû le remarquer, chez InterMiTemps on aime l’écriture ! Et notamment celle en lien avec la transmission intergénérationnelle. Alors si vous voulez en savoir plus pour comment transmettre ses souvenirs de vie, découvrez notre dossier et guide complet InterMiTemps sur le sujet.
Si le cerveau est un disque dur, l’écriture est sa meilleure sauvegarde. Face à la perte de mémoire, elle agit comme un filet de sécurité. Et bonne nouvelle : pas besoin d’être Marguerite Duras pour en profiter. Un carnet, un stylo, ou même l’application Notes de votre téléphone font parfaitement l’affaire.
Écrire permet de fixer les souvenirs, d’organiser les pensées, de ralentir le flux d’informations. C’est un outil simple, mais puissant, pour apaiser l’angoisse sourde liée à l’oubli. Beaucoup de personnes qui commencent à noter leur journée, leurs rendez-vous ou leurs souvenirs constatent une amélioration de leur sentiment de contrôle. Et c’est bien de cela qu’il s’agit : retrouver la main sur sa mémoire.
Prendre des notes permet de soulager sa charge mentale et d’apaiser notre esprit qui peut alors oublier volontairement ce qui a été écrit pour retrouver un peu de repos. Autant en profiter !
Quel type d’écriture pour entretenir sa mémoire ?
Vous êtes tenté(e) par l’écriture, mais vous ne savez pas par où commencer ? Pas de panique. Il existe plusieurs formes d’écriture qui peuvent soutenir la mémoire sans transformer votre salon en atelier d’écriture créative. L’objectif n’est pas d’écrire vos Mémoires en six volumes, mais de faire de petits gestes réguliers pour contrer la perte de mémoire avec douceur et constance et faire travailler vos neurones pour conserver une bonne mémoire le plus longtemps possible.
1. Le journal de vie (ou journal intime si vous préférez)
Tenir un journal de vie ou si vous préférez un journal intime comme on l’appelait quand on était ado, permet de poser ce que l’on a vécu, ressenti ou simplement observé. Même quelques lignes par jour peuvent faire la différence. En cas de perte de mémoire naissante, ce petit rituel quotidien devient un repère solide dans le temps.
2. Les listes anti perte de mémoire (plus sexy qu’on ne le croit)
Listes de courses, de livres à lire, de films vus, de souvenirs d’enfance… Les listes organisent l’information et sollicitent activement la mémoire. Elles évitent les oublis et stimulent la satisfaction de “cocher” ce qu’on se rappelle.
Si vous avez un assistant vocal à la maison tel qu’Alexa, il suffit de lui dire Alexa ajoute du pain dans ma liste de course et hop : le tour est joué ! Il vous suffit de consulter Alexa avant de partir pour retrouver l’ensemble des courses à effectuer.
3. Les lettres (à soi, aux autres, à demain)
Écrire une lettre à quelqu’un – réel ou imaginaire – est une forme d’introspection très puissante. Face à une perte de mémoire progressive, ces lettres deviennent des repères émotionnels et temporels, comme des petits cailloux semés pour ne pas perdre le fil.
4. Le récit de vie (petit à petit, l’histoire se tisse)
Commencer à raconter des morceaux de sa vie – même de manière fragmentée – permet de reconstruire le passé, de le relier au présent et d’alimenter sa mémoire autobiographique. Pas besoin de tout raconter dans l’ordre. Une anecdote par-ci, un souvenir de vacances par-là, et c’est déjà une victoire contre la perte de mémoire.
En bref, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise écriture. Il y a celle qui vous fait du bien, qui vous aide à fixer des repères et à ne pas laisser vos souvenirs filer par les trous de la passoire.
Écrire un peu chaque jour : simple, mais redoutablement efficace
Vous pensez ne pas avoir le temps ? Trop de choses à faire, pas l’habitude, la main qui tremble ou l’inspiration en RTT ou pire, en carafe ? (Trop drôle cette expression « tomber ou être en carafe », ça me fait penser que je créerai bien une petite rubrique de nos expressions et leur origine, ça vous dirait , dites-le moi en commentaire) Pas d’excuse : pour lutter contre la perte de mémoire, écrire un peu chaque jour est une habitude aussi bénéfique qu’un bon thé vert… mais avec une pointe de poésie en plus.
Inutile d’attendre que la muse vous visite. Il suffit parfois de trois lignes. Un souvenir de la journée, une impression fugace, une conversation entendue dans le bus. L’important n’est pas la forme, mais la régularité. L’écriture quotidienne devient comme une gymnastique du cerveau : plus on la pratique, moins on oublie.
1. Fixez un moment précis dans la journée
Le matin avec le café, ou le soir avant de se coucher : choisissez un moment calme, et respectez-le comme un rendez-vous avec vous-même. Cela favorise la constance, clé pour prévenir la perte de mémoire.
2. Créez un coin “écriture”
Pas besoin d’un bureau Louis XV. Un carnet agréable, un stylo qui glisse bien, une lumière douce… L’idée est d’associer l’écriture à un moment plaisant. Comme ça, votre cerveau s’en souviendra avec plaisir, lui aussi. Pensez aussi à une tablette avec une app dédiée de prise de notes
3. Ne relisez pas tout de suite
Ce que vous écrivez est pour vous, pas pour impressionner l’Académie française. Ne vous censurez pas, ne corrigez pas, laissez venir. Dans le cas de perte de mémoire, l’écriture spontanée permet de capter ce qui vous échappe parfois au fil du jour.
Et si vous oubliez d’écrire un jour ? Ce n’est pas grave. C’est même cohérent. Mais notez-le le lendemain, avec autodérision : “Hier, j’ai oublié d’écrire. Paradoxe ou confirmation ?” Vous verrez, même votre mémoire appréciera le clin d’œil.
L’écriture est un véritable coach de votre cerveau ! Pour avoir de bons résultats, comme à la salle de sport, pensez entraînement, échauffement et séance régulière, ces 3 points sont la clé d’une bonne mémoire.
Perte de mémoire : mieux vaut écrire que ruminer
Vous l’aurez compris, la perte de mémoire, surtout après 50 ans, n’est pas une fatalité. Elle peut être un signal d’alerte, mais aussi une invitation à ralentir, à se reconnecter à soi, à laisser une trace. Et dans cette démarche, l’écriture joue un rôle bien plus précieux qu’on ne le croit.
Écrire pour se souvenir, écrire pour s’apaiser, écrire pour mieux vivre les petits oublis. Il ne s’agit pas de tout consigner, ni de se surveiller comme une boîte noire. Mais simplement de recréer du lien entre ce que l’on vit et ce que l’on retient. De transformer la peur du trou de mémoire en geste créatif.
Alors, oui, il arrive qu’on cherche ses mots, qu’on oublie un nom ou qu’on rentre dans une pièce sans raison apparente. Mais face à la perte de mémoire, le vrai réflexe n’est peut-être pas de paniquer… c’est de prendre un carnet.
Et puis entre nous, même si vous oubliez d’écrire, votre stylo ne vous en voudra pas. Il attendra patiemment, au bord de la table, prêt à raviver votre mémoire – une ligne à la fois.
À lire aussi :
- Comment écrire son autobiographie
- Comment écrire ses mémoires
- 10 erreurs fréquentes à éviter pour écrire son histoire de vie
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